90 % des cancers cutanés étant liés aux ultra-violets, les scientifiques du monde entier s'interrogent : quel est le profil des personnes ayant recours aux UV artificiels ?
Imprimer cette page - Publié le 20/10/2008
Aux Etats-Unis, une enquête a récemment été menée auprès d’un panel de près de 30 000 individus. Son but : mieux cibler les campagnes d’information, notamment celles visant à limiter l’utilisation des lampes et autres cabines UV. Trois types de données ont été rassemblées : l’âge, le sexe et le profil socio-démographique. Que ressort-il de cette enquête ? 20,4 % des 18-29 ans ont recours aux UV artificiels, contre 7,8 % chez les + de 65 ans. Chez les 18-49 ans, les femmes y ont plus souvent recours que les hommes. Quant aux facteurs socio-démographiques relevés, ils sont au nombre de trois : un niveau d’études élevé, la consultation d’un médecin dans l’année précédente, et le sentiment que le recours aux UV artificiels permettrait de… prévenir les risques de cancer de la peau !
En France, toute référence à un effet bénéfique pour la santé des séances d'UV est strictement interdite par la loi. Une enquête UFC Que choisir du 27 mai 2008, réalisée auprès de 850 solariums, a pourtant révélé que 227 centres (26 %) en parlaient, contre 17 % en 2003. Malgré leur obligation d’information de la clientèle quant aux risques encourus, plus de 50 % de ces centres de bronzage restent muets, et seuls deux (sur 850 !) ont eu l’honnêteté de préciser à leurs clients que la loi leur interdisait d’avancer l’argument selon lequel les séances UV prépareraient au bronzage… La recherche du profit à tout prix, facteur de mélanome ? La question mérite d’être posée, d’autant qu’en février 2008, la Haute autorité de santé publiait les chiffres suivants : "Parmi les cancers, avec 7 200 nouveaux cas en 2000, dont 58 % chez les femmes, le mélanome se situe au 13e rang des cancers chez l'homme et au 7e rang pour les femmes. Son incidence est en augmentation régulière de 10 % par an, depuis 50 ans. C'est le premier des cancers en termes d'augmentation de fréquence. L'âge moyen (en baisse) est de 56 ans. Plus de 1 300 décès annuels lui sont imputables."