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Les Français et le Soleil, 20 ans après : Les - de 35 ans moins bien informés et plus exposés aux risques

uv santé santé publique information 09 Jun 2022 Communiqués de presse

communiqué Connaissance de l’index UV (*), risques liés aux expositions au soleil, précautions et protections : 20 ans après une première étude intitulée Les Français et le soleil, l’association Sécurité Solaire resonde la population. Parmi les principaux enseignements, on peut s’inquiéter que les connaissances et les comportements des moins de 35 ans, possiblement parents de jeunes enfants, ont régressé.

La Sécurité Solaire, en coopération avec l’IFOP et DCAP Research, vient de conduire une enquête portant sur les connaissances des Français sur le Soleil, les UV, les risques pour la santé en cas de surexposition ainsi que sur les comportements de protection. Déjà menée en 2000, cette nouvelle enquête permet de mesurer l’évolution des connaissances de la population. Les principaux résultats montrent que :

  • En population générale, si la connaissance de l’index UV a progressé, la conscience des risques est plutôt stable.

La connaissance de l’index UV s’établit désormais à 45% dans sa formulation exacte et 55% sous une forme approchante en 2022 (en 2000 : respectivement 29% de formulation juste et 49% de connaissance globale de cet indicateur). De plus, en 2022 comme en 2000, les Français qui connaissent l’index UV sont plus conscients des risques associés aux coups de soleil de l’enfance que les autres et semblent se protéger plus. Cela démontre une fois de plus l’intérêt de diffuser largement cette information à la population.

Mais en 22 ans, soit presque une génération, l’idée que le soleil à haute dose est potentiellement cancérogène ne s’est que très modérément consolidée dans les esprits : Par exemple, 76% savent que les coups de soleil de l’enfance sont un facteur de risque de cancer de la peau à l’âge adulte (différence non significative par rapport aux 73% en 2000). L’idée que les coups de soleil de l’enfance préparent la peau a certes régressé, mais elle convainc encore 7% de la population (contre 11 % en 2000). On peut aussi se réjouir que la connaissance des heures où le soleil est le plus dangereux (entre 12 et 16h) s’est significativement renforcée (+ 9 à +21%). Les jeunes adultes, pourtant les plus à risques et possiblement parents de jeunes enfants, sont les moins sensibilisés.

En 2022, les plus de 50 ans montrent un niveau de connaissance à la fois nettement plus élevé que les moins de 35 ans, et que les personnes du même âge en 2000. Dans le même temps, la connaissance des moins de 35 ans a régressé. Autrement dit, les jeunes adultes, parents ou en âge de l’être, qui avaient été sensibilisés à la fin des années 90 restent conscients des risques maintenant qu’ils ont passé la cinquantaine, mais la relève manque à l’appel. En effet l’index UV est moins familier aux jeunes adultes, la connaissance des risques s’est plutôt émoussée et les comportements de protection sont moins développés.

Plus préoccupant encore, les parents, a fortiori de bébés (moins de 2 ans), sont moins avertis que leurs propres parents, en particulier sur le lien entre coups de soleil de l’enfance et cancers à l’âge adulte. Et ils sont aussi les moins enclins à éviter les heures les plus dangereuses ou à rester à l’ombre. Alors qu’en 2000 les parents des tout jeunes enfants étaient au contraire les plus sensibilisés.

panoplie de protection contre le soleil
  • En déclaratif, les pratiques de protection semblent assez intégrées. Cependant la tendance évolue en fonction des tranches d’âge.

Les moyens de protection que les sondés disent « systématiquement » utiliser sont les lunettes de soleil (59%), devant le port d’un t-shirt (58%). Viennent ensuite l’évitement des heures les plus ensoleillées (49%), le port d’un chapeau ou d’une casquette (41%), le fait de rester à l’ombre (39%) et l’application régulière de crème solaire (39%).

Par ailleurs, on constate que les moins de 35 ans ont tendance à moins se protéger de manière systématique du soleil que les 35 ans et plus, et ce, pour l’ensemble des moyens de protection.

En 2022, lors d’une journée ensoleillée en été, 27% des moins de 35 ans déclarent rester « systématiquement » à l’ombre, contre 44% des 35 ans et plus ; éviter les heures les plus ensoleillées, respectivement 31% contre 57% ; porter un chapeau ou une casquette, 31% contre 44% ; mettre régulièrement de la crème solaire, 35% contre 41% ; porter des lunettes de soleil, 48% contre 63% ; porter un t-shirt, 52% contre 60%.

carte de l'index uv en france

4 MISSIONS ET 1 CIBLE PRIORITAIRE : LES JEUNES ET LES PARENTS

La connaissance des risques liés à l’exposition solaire s’est dégradée chez les populations les plus exposées : les jeunes adultes et les parents qui ont la charge de jeunes enfants, a fortiori de bébés. L’association Sécurité Solaire a pour missions, depuis 1994, de sensibiliser et d’informer la population sur les risques liés aux surexpositions solaires. Centre collaborateur de l’OMS, elle déploie ses actions selon 4 principaux axes :

  • La communication autour de l’Index UV : Il y a 25 ans, La Sécurité Solaire, suivant les recommandations de l’OMS notamment, a lancé la météo solaire : ainsi sont apparues les premières prévisions d’indices d’UV au sein des bulletins météo l’été. Relayée par un très grand nombre de média, cette campagne en quelques années a radicalement changé la donne en termes de sensibilisation de la population. Par exemple en 1992, seulement 34 % des Français identifiaient comme dangereuse, la tranche horaire 15-16h contre 51 % en 2000 et 72% aujourd’hui. L’Index UV s’avère un outil pédagogique et pratique des plus pertinents. Car, il faut rappeler qu’en matière de prévention solaire, l’objectif n’est pas de rechercher une absence totale d’exposition aux UV mais bien de la limiter et de la maîtriser
  • La production et la diffusion d’outils comme des guides pédagogiques et méthodologiques, des jeux, des livres jeunesse...
  • La formation et l’accompagnement d’enseignant.e.s, d’animateurs.trices issues de collectivités ou d’associations, d’assistant.e.s maternel.le.s…etc …) : l’enfance et l’adolescence sont en effet des périodes très critiques. A l’âge de 18 ans, on estime que près de 80 % des dommages sur la santé sont déjà survenus.
  • La sensibilisation des employeurs et travailleurs aux risques liés aux expositions solaires professionnelles en partenariat avec l’INSERM, Les Entreprises Contre le Cancer et le comité des Hauts-de-Seine de La Ligue Nationale Contre le Cancer, La Sécurité Solaire déploie un programme de recherche visant à quantifier la majoration des risques pour la santé lorsqu’on travaille dehors et à concevoir et tester de nouvelles actions de prévention

Les enjeux sanitaires autour du soleil sont grands : le mélanome est la première cause de mortalité par cancer chez les jeunes adultes. Il tue plus de 1500 personnes par an en France. L’autre forme de cancer de la peau (moins dangereuse), le carcinome, est la forme de cancer la plus répandue avec plus de 100 000 nouveaux cas chaque année en France. Les UV sont également responsables d’une grande partie des cas de cataractes (plus de 900 000 interventions/an en France).

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