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Obama instaure la “taxe bronzage”

santé 03 Jun 2016 Actualités

C'est l'une des composantes de la réforme de l'assurance-maladie entérinée fin mars aux États-Unis : une taxe de 10% pour les centres de bronzage artificiel.

Créateur : NASA HQ PHOTO | Crédits : The White House

Après des mois d'un long débat public, la réforme de l'assurance-maladie aux Etats-Unis a finalement été votée par la Chambre des Représentants. Une victoire majeure pour le président Obama, qui avait fait de la couverture sociale pour 32 millions d'américains un enjeu central de sa campagne. Coût estimé de la réforme : 940 milliards de dollars.

Parmi les nombreux leviers à mettre en œuvre : une taxe de 10% sur les salons de bronzage artificiel, effective dès septembre 2010, qui devrait générer à terme 2.7 milliards de dollars. Colère des professionnels : "Nos clients sont bouleversés" déclare le gérant d'un salon new-yorkais, "quand ils ont appris l'existence de la taxe, ils nous ont demandés pourquoi on les attaquait". La raison est simple : avant 35 ans, le bronzage artificiel accroît de 75% les risques de contracter un mélanome. Aux Etats-Unis, près de 2 milliards de dollars sont dépensés chaque année pour traiter les cancers de la peau.

30 millions d'américains pratiquent les UV artificiels mais peu semblent conscients des risques, à l'image de cette cliente interrogée par CNN. Chaque semaine, elle se rend plusieurs fois en salon de bronzage par semaine en croyant renforcer son équilibre en vitamine D. "Je ne fais pas ça à des fins cosmétiques, mais pour ma santé" assure-t-elle. A 20 dollars la séance, il lui suffit pourtant de passer quelques minutes en plein air tous les jours pour faire le plein de vitamine D. Et d'ailleurs, ce sont les UVB qui sont nécessaires à la synthèse de cette vitamine, or les UV artificiels sont composés majoritairement de rayons UVA…

Si les professionnels du bronzage en cabine préfèrent minimiser les risques et craignent le futur manque à gagner pour leur industrie, l'Académie Américaine de Dermatologie salue la décision. "Avec cette taxe, le gouvernement signale à tous les jeunes américains que le bronzage artificiel est dangereux et doit être évité" a déclaré le Dr William James, président de l'Académie. Une initiative qui, espérons-le, donnera des idées à nos dirigeants pour réduire les dépenses en matière de santé de ce côté de l'Atlantique…

Source : CNN Money

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