Dome de chaleur ! Dome d’UV ?
L’épisode de chaleur que nous vivons actuellement bat des records et ce n'est qu'un avant goût de ce que nous vivrons à l'avenir. Mais, contrairement aux idées reçues, il n'y a pas de hausse particulière du rayonnement ultraviolet dont l'indice atteindra tout de même 7 à 8, très fort du nord au sud du pays. Le véritable risque vient de nos comportements : sous l’effet de la chaleur, nous avons tendance à plus nous découvrir, augmentant l’exposition de la peau aux UV.
Le « dôme de chaleur » présent sur une grande partie de l’Europe constitue une illustration spectaculaire du réchauffement climatique : des masses d’air chaud restent piégées sous une zone de hautes pressions, favorisant des températures exceptionnellement élevées et durables. Mais contrairement à une idée répandue, cette chaleur extrême ne signifie pas une hausse particulière de l'indice d'UV.
Les UV dépendent avant tout de la hauteur du soleil dans le ciel et donc de la latitude et de la saison. A l'approche de l'été, l’indice UV est déjà naturellement élevé, de l'ordre 7/8 (très fort) en plaine, supérieur à 9 en montagne, où il fait plus frais ; un épisode caniculaire n’augmente donc pas ce rayonnement. En revanche, plusieurs recherches ont montré que la chaleur modifie fortement les comportements humains : vêtements moins couvrants, activités prolongées à l’extérieur, fréquentation accrue de plages, plans d'eau, piscines découvertes... Résultat : l’exposition aux UV augmente.
Ainsi, le danger des dômes de chaleur est double : le risque "immédiat" de déshydratation et de coup de chaleur. Mais aussi une exposition solaire souvent accrue et moins perçue. Lors d’un épisode de hautes températures ou de canicule, les recommandations restent les mêmes : rechercher l’ombre d'un arbre, d'un parasol, porter un chapeau à bords larges, des vêtements clairs et couvrants, des lunettes de soleil enveloppantes, et appliquer une crème solaire FPS 30 ou + sur les zones découvertes.