« Affaiblir ou fragmenter Santé publique France constituerait une régression »
Dans une tribune collective parue dans Le Monde ce dimanche 15 février, la Société Française de Santé Publique (SFSP) et un collectif de 350 acteurs de santé font part de leur « stupeur » face au projet de réorganisation de l'agence nationale Santé publique France.
Les signataires s'alarment d'un possible transfert des campagnes de prévention au ministère de la Santé. Cette décision, qui s'apparente selon eux à un « quasi-démantèlement », menacerait l'indépendance de l'expertise scientifique indispensable à la protection des populations.
Depuis sa création en 2016, Santé publique France a prouvé son efficacité à travers des actions concrètes fondées sur des données robustes (Mois sans tabac, nutrition, santé sexuelle, etc.). La tribune souligne qu'affaiblir cet outil national reviendrait à "casser le thermomètre lorsque les données dérangent au risque de laisser le débat public captif d’opinions, de simplifications ou d’intérêts économiques contraires à la santé".
Les signataires rappellent un principe fondamental : la confiance des citoyens repose sur la distinction nette entre l'évaluation des risques (la science) et leur gestion (le politique).
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