Le tee-shirt anti-UV, simple gadget ou vraie protection solaire ? s’interroge Le Figaro
Dans un article publié le 26 juillet 2026, malheureusement réservé aux abonnés, Le Figaro Santé s’interroge sur l’efficacité réelle des vêtements anti-UV. Leur protection dépend principalement de la densité du tissage, de l’épaisseur du textile, de sa matière et de la surface du corps qu’il couvre. L’UPF (ultraviolet protection factor) permet de mesurer la capacité d’un vêtement à bloquer les rayonnements ultraviolets.
Dans la vie courante, un vêtement technique anti-UV n’apporte cependant pas toujours un avantage majeur par rapport à un vêtement classique de bonne qualité. Pierre Cesarini, directeur délégué de La Sécurité Solaire, indique que cela est valable pour « n’importe quel vêtement ordinaire en coton, tant qu’il n’est pas transparent ». Il précise : « S’il n’est pas mouillé, il va déjà bloquer 90 % des UV. »
En comparaison, « un vêtement technique anti-UV UPF 50 en bloque 98 %. En conditions ordinaires, l’intérêt n’est donc pas si énorme ».
Au-delà de l'UPF, le vêtement « doit être couvrant, idéalement couvrir les bras au moins jusqu’aux coudes, la nuque, avec un petit col : les cancers cutanés apparaissent aussi sur le cou », rappelle Pierre Cesarini.
Les vêtements spécifiquement conçus pour protéger des UV conservent néanmoins un réel intérêt dans certaines situations, par exemple « si on va nager longtemps, que l’on part faire de la planche à voile, du surf, de la marche dans l’eau », ou lorsque l’activité pratiquée fait « transpirer abondamment ». Ils peuvent enfin être particulièrement adaptés aux « personnes à peau sensible, avec antécédents de cancer, ou sous traitements photosensibilisants ».
Un autre expert interrogé dans l’article affirme : « En vie courante, il suffit de porter un vêtement épais et de couleur foncée ».
S’il n’est pas faux que, toutes choses égales par ailleurs, un textile sombre protège mieux des UV qu’un textile clair, il faut préciser que l’écart entre les deux est faible et que porter des vêtements sombres lorsque la température est très élevée est déconseillé (Plus d'info). Cela pour prévenir les risques d'hyperthermie.
Le vêtement, qu’il soit classique ou certifié anti-UV, doit s’inscrire dans une stratégie de protection plus globale : rechercher l’ombre, porter un chapeau à larges bords et des lunettes adaptées, et appliquer de la crème solaire sur les zones qui ne peuvent pas être couvertes.
Le plus essentiel étant évidemment de…
L’un des sous-titres de l’article recommande également d’« éviter les heures les plus chaudes ». Cette formulation entretient malheureusement la confusion entre le risque lié aux UV et celui lié à la chaleur. Les heures les plus chaudes de la journée se situent le plus souvent vers 17 ou 18 heures (heure légale d'été en France hexagonale), à un moment où le niveau d’UV est modéré voire faible. Il est donc plus pertinent de recommander d’éviter les heures où l’indice UV est le plus élevé, c'est à dire entre 12h et 16h.